Reproduction : Bitrompe est en pleine période de rut

Publié le par William.Blake

Et oui, qu'elle est dure la confrontation à la réalité pour les bitrompes... (cliquez pour agrandir)

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Publié dans Actualité

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N
L'évolution nous réserve donc bien des surprises! Un animal présentant un phénotype aussi proche de nos proboscidiens et qui pourrait - tout au mieux - être rattaché à l'embranchement des Chordés! De telles coïncidences sont vraiment fascinantes! Le mystère de la génétique est loin d'être élucidé...Amicalement,Professeur McPhatterson
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W
Cher ami, cher Professeur,<br /> Heureux je suis d'entendre enfin un confrère pointant du doigt cet aspect parfaitement aberrant de la vie de Bitrompe. sachant cela qui osera clamer, si ce n'est ironiquement, que la nature fait bien les choses ? Mais les choses sont justement ce qu'elles sont et ce site n'a pas pour but de polémiquer à leur sujet mais de tenter de les expliquer.<br /> Vos commentaire sur le paradoxe représenté par l'existence d'une période de rut chez l'espèce proboscis sont parfaitement justes si l'on ignore les subtilités qui régissent la reproduction de l'animal et les nuances dont la compréhension est un préalable nécessaire pour appréhender avec justesse la taxonomie de l'espèce.<br /> En effet nous savons que Bitrompe ne se reproduit, malheureusement, que tous les 76/77 ans alors que la comète de Halley est au plus proche de la Terre. D'après les savants calculs de notre ami Edmund, la dite comète ne devrait pas être visible à l'oeil nu depuis la Terre avant 2062, ce qui représente pour Bitrompe une attente insurmontable.<br /> Comme précisé dans la description Bitrompe possède des caractéristiques empruntées aux mammifères, aux reptiles et à d'autres animaux. Il semblerait que la période de rut commune à beaucoup de mammifères ait été transmise à Bitrompe au fil des générations. Ceci qui n'est qu'un paradoxe de l'évolution parmi tant d'autres, qui devient compréhensible quand on s'interroge sur l'adaptation de Bitrompe à son milieu et la faible mortalité de l'espèce :<br /> En effet, sur le plan évolutionnel, l'apparition d'un gène permettant une période de rut chez Bitrompe, si elle bien est inutile, ne cause pas une dépense énergétique suffisamment importante pour défavoriser l'individu portant le gène en question, d'où le fait qu'il puisse transmettre son patrimoine génétique aux générations suivantes etc. (lire à ce sujet pour une meilleure compréhension le livre de R. Dawkins, Le gène égoïste - Ed. Odile Jacob.)<br /> Il semblerait au contraire que la période de rut stabilise Bitrompe sur un plan psychique, lui permettant de trouver moins frustrante l'attente du passage de la comète.<br /> Quand à vos réflexions pertinentes sur les incohérences relatives à la taxonomie de l'espèce Proboscis, elles sont à mettre en rapport avec les origines particulières de Bitrompe (cf. Appendice 2, Bitrompe, une origine bien mystérieuse). Comment en effet intégrer à une taxonomie existante depuis des années, et que les scientifiques ont établie sans que la connaissance de Bitrompe ne leur permette de la remettre en cause fondamentalement, une espèce aussi étrange que Vulgaris Proboscis ? Bitrompe est-il um mammifère ? Bien sur que non - il n'a meme pas de nombril. Est-ce un reptile ? - Il n'a même pas de poumons. Le mystère reste entier.<br /> quoi qu'il arrive nous vous remercions de votre intérêt porté à Bitrompe qui pourra je l'espère être le fruit d'autres collaborations scientifiques. Laissez-moi de même vous féliciter, M. McPhatterson, pour votre maîtrise de la langue française y compris dans ses termes techniques les plus poussés.<br /> Bien à vous,<br /> William Blake
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N
Comment un animal se reproduisant par parthénogénèse naturelle pourrait-il avoir une période de rut? N'est-ce pas une aberration génétique que de subir les affres d'une telle période (chaleurs, désir ardent, pulsions violentes) sans même pouvoir physiquement trouver une libération dans le plaisir de la reproduction sexuée?J'aimerais également plus de détails sur la taxonomie réelle de cet être vivant. Le genre Vulgaris compte-il d'autres espèces (je pense notamment au tripode et au pentaoculus), à quelle famille se rattache-t-il? Le nom d'espèce Proboscida a-t-il un lien taxonomique réel avec l'ordre de Proboscidiens, ou est-ce juste une appellation basée sur de simples similitudes morphologiques?Merci de bien vouloir m'éclairer, et soyez persuadés de l'intérêt certain que je porte à vos recherches.Professeur Walter Scott Johns McPhatterson, Cambridge National Museum of Paleontology, United Kingdom
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